La campagne tambour battant*

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By squadra

Le Palais des Congrès d’Aiacciu n’avait jamais connu une telle affluence. Les 450 places assises ont été prises d’assaut, les travées étaient combles et des centaines de personnes se pressaient encore dans les deux corridors d’accès.

Mille personnes, peut-être davantage, pour un simple meeting de campagne : du jamais vu !

Déjà, la veille, à Ghisunaccia, la salle des fêtes était elle aussi pleine à craquer, tout comme l’avait été le chapiteau à Île Rousse le jour de la présentation de la liste. La moindre ouverture de permanence fait le plein, toutes les réunions publiques dans les villages remplissent les mairies, y compris quand la  » tête d’affiche » Gilles Simeoni est ailleurs en campagne.

Certes, le mouvement nationaliste a toujours eu un avantage sur les autres forces politiques quand il s’est agi de faire campagne, grâce à la mobilisation de ses nombreux militants. Mais jamais depuis 1982 et l’élection de la première Assemblée de Corse on avait autant fait la différence avec les autres listes. À n’en pas douter, cette mobilisation massive pèsera sur le résultat du 3 décembre prochain.

En effet elle est d’abord le marqueur tangible de l’adhésion à la liste Pè a Corsica par les bases du mouvement nationaliste, toutes générations et toutes sensibilités confondues. Le discours général sur la Corse, l’union des composantes, la popularité jamais démentie du tête de liste, tout cela fait consensus et rassemble l’électorat de toujours comme les plus jeunes ou un nouvel électorat qui, depuis 2015, nous suit désormais. Avoir les siens rassemblés est indispensable si on veut espérer voir d’autres électeurs nous rejoindre à leur tour. Cette condition sine qua non est manifestement remplie.

Dans les villages, où les assemblées venues écouter les candidats sont plus faciles à décrypter, la tournée montre des têtes nouvelles qui se manifestent, jusqu’à certains maires …read more

Via:: ARRITTI

 

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