Furiani : C’était le 5 mai 1992…

LIBERTA

By Charles Monti

Trente-quatre ans ont passé. Et pourtant rien ne s’est vraiment éloigné. Le temps a fait son œuvre en surface, mais pas en profondeur. Le corps se rappelle sans prévenir, dans une douleur sourde ou brutale. La mémoire, elle, n’obéit à aucune règle : il suffit d’un détail, d’un bruit, d’une image pour que tout revienne. Pas atténué. Pas flou. Brut. Comme si ce 5 mai 1992 n’avait jamais cessé.